2 novembre 2026 | lieu à définir
Résumé :
La tentative d’annihilation de l’humanité par les eaux suite à la colère de Dieu fait partie des images les plus saisissantes de la Bible et appartient donc à une bonne partie de l’imaginaire collectif de notre monde contemporain. Quel ne fut pas la surprise, voir le choc lorsque George Smith présenta devant la Société archéologique biblique de Londres, le 3 décembre 1872, une version mésopotamienne, fragmentaire, d’un récit du déluge, découverte parmi les tablettes composant la « bibliothèque » d’Assurbanipal. Les textes bibliques n’étaient donc pas originaux, mais s’inspiraient d’une tradition bien antérieure ! Smith fut envoyé à Ninive pour chercher les parties manquantes de la tablette, et … hasard défiant toutes les probabilités, il trouva certains des fragments manquants…
Depuis cette découverte, la recherche a fait des progrès, puisque ce n’est pas moins de trois récits différents du déluge que livre la littérature mésopotamienne, donc les deux plus célèbres proviennent de l’épopée de Gilgameš (celle découverte par G. Smith) et l’autre de l’épopée d’Atram-hasis (ou le Super sage). Par ailleurs, au-delà des récits littéraires, la métaphore du déluge est un thème récurrent de la culture mésopotamienne où il est même parfois considéré comme une entité surnaturelle.
Nous nous proposons de présenter les différents récits de ce mythe en les contextualisant, puis nous en explorerons ses différents avatars dans la culture mésopotamienne.

Lionel Marti
Biographie :
Lionel Marti est assyriologue, chargé de recherche au CNRS, et appartient à l’UMR 7192 « Proche-Orient — Caucase : langues, archéologie, culture ». Il co-dirige la fouille de Bash Tapa au Kurdistan irakien. Il s’intéresse tout particulièrement au monde assyrien (XIVe-VIIe siècles av. J.-C.) et à ses origines amorrites (XVIIIe siècle).











