8 mars 2027 | lieu à définir
Illustrated London News: King Coal (1851)
Résumé :
Depuis le XVIIIe siècle, les progrès techniques et scientifiques, les mutations agricoles, l’industrialisation, le développement des transports et des communications ont accompagné une profonde mutation des relations des sociétés occidentales avec la nature, que l’on veuille la domestiquer, la comprendre, la sublimer, la préserver ou l’exploiter. Au cœur de ces transformations, le recours aux énergies fossiles, socle d’un rapport délétère à la planète qui met nos sociétés face à leur finitude : comment bâtir une civilisation durable sur un stock épuisable ? Comment se projeter dans le futur lorsqu’on perd la terre doublement : par l’oubli de notre dépendance à son égard, et par la destruction de ses conditions d’habitabilité ?
Bibliographie :
– avec Pierre Cornu, Stéphane Frioux, Anaël Marrec et Antonin Plarier, Les Natures de la république (1870-1940) (2e vol. de Une histoire environnementale de la France), Paris, La Découverte, 2025.
– avec Steve Hagimont (dir.), La Terre perdue. Une histoire de l’Occident et de la nature, XVIIIe-XXIe siècle, Paris, Tallandier, 2025.
– La Civilisation du charbon, Paris, Vendémiaire, 2021.
– avec Emilie-Anne Pépy, La Ville végétale. Une histoire de la nature en milieu urbain (France, XVIIe – XXIe siècles), Ceyzérieu, Champ Vallon, 2017.
– In Nature We Trust. Les paysages anglais à l’ère industrielle, Paris, PUPS, 2010.

Charles-François Mathis
Biographie :
Charles-François Mathis est Professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, membre de l’Institut d’Histoire Moderne et Contemporaine. Ancien président du Réseau Universitaire de Chercheurs en Histoire Environnementale, il est président du conseil scientifique du comité d’histoire du ministère de l’environnement et dirige la collection « L’Environnement a une histoire », chez Champ Vallon. Spécialiste d’histoire environnementale et britannique, il aborde le XIXe siècle sous le prisme des rapports changeants des sociétés occidentales à leur environnement, en interrogeant les représentations, les pratiques sociales et les politiques publiques.











