9 mars 2026 | Amphi Kerneis, Rue Bias
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CONFÉRENCE JUNIOR | 17:15
Inès Lendar
« Vivre la Guerre aux portes de la Méditerranée : Tanger 1914-1918 »
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Résumé :
On se propose d’interroger la méditerranéité d’Istanbul, autrement dit sa supposée « identité méditerranéenne », souvent considérée comme presque évidente. En effet, dans l’imaginaire européen occidental (complaisamment entretenu par certains écrivains, français comme turcs) Istanbul est fréquemment associée à la Méditerranée. Affaire d’échelle ! Quand on considère une carte du Bassin méditerranéen ou de la Grande Méditerranée dans son ensemble, Istanbul paraît en effet apparentée à cette dernière. La question de l’« appartenance » de la mégapole peut être interrogée à la lumière d’un examen de l’histoire de la formation de cet organisme urbain d’exception, de sa situation donnée et construite et des flux qui l’affectent et de ceux qu’elle génère actuellement. Au terme de cet examen, on comprendra combien Istanbul est en fait désormais davantage une mégapole pontique, peuplée et dirigée par des populations majoritairement originaires de la mer Noire, et prétendant désormais rayonner sur le monde entier…
Bibliographie :
Constantinople 1900. Journal photographique de T. Wild, Paris, Kallimage, 2010.
Erdoğan, Nouveau Père de la Turquie?, Paris : François Bourin (en collaboration avec Nicolas Cheviron), 2016 (2017 pour la seconde édition).
Istanbul Planète. Capitale mondiale du XXIème siècle, Paris : La Découverte, 2017.
« La difficile construction politique, culturelle et scientifique de la Méditerranée en Turquie », in : Claudia Moatti (dir.), La Méditerranée introuvable. Relecture et propositions, Paris : Khartala, p. 87-107.
Istanbul à l’heure syrienne (2012-2024), Paris : INALCO Presses, Coll. « Méditerranée(s) – Sciences sociales et humaines », 214 p., 2025.

Jean-François Pérouse
Biographie :
Agrégé de l’Université et diplômé de l’INALCO (en langue turque), Jean-François Pérouse est enseignant-chercheur HDR rattaché à l’Université de Toulouse Jean-Jaurès. Il a vécu en Turquie plus de vingt-cinq ans. A travaillé à l’Université de Marmara, à l’Université de Galatasaray et à l’Institut Français d’Etudes Anatoliennes (IFEA) qu’il a dirigé entre septembre 2012 et septembre 2017. Après une thèse portant sur la construction d’Ankara (1919-1950), il s’est consacré davantage, parallèlement à des traductions (Orhan Pamuk… ), à la métropole d’Istanbul et à la Turquie contemporaine dans ses aspects migratoires, urbains et géopolitiques.












