bandeau Nantes-Histoire

Année 2017-18

 

 

Cours public 2019-2020

 

    Fondée en 1987, l'association Nantes-Histoire se donnait alors pour ambition d'inscrire l'histoire dans la Cité, de faire partager une "histoire citoyenne", une histoire avant tout autant savante que critique, répondant autant qu'il est possible aux questionnements contemporains. Des forums ont pu être organisés, des ouvrages historiques ont été publiés, mais surtout, chaque année, des cours publics ont su toucher une large audience et donner de la profondeur historique à des thèmes au coeur de notre actualité tels qu'exclusion et tolérance, violences et résistances, nations et métissages...
    Trente ans après cette fondation, une page s'est comme tournée pour le monde dans lequel nous vivons : de la chute du mur de Berlin à l'élection de Donald Trump, bien des certitudes passées ont été perdues, mais les enjeux initiaux de notre association conservent bien sûr leur pertinence. S'impose assurément aujourd'hui comme hier la nécessité d'échanger avec tous ceux qui, dans un cadre académique ou non," travaillent l'histoire", des historiens qui, au cours des dernières décennies, n'ont d'ailleurs cessé de s'interroger sur leurs propres pratiques, de renouveler leurs méthodes, leurs approches, leurs interprétations, n'hésitant plus à révéler leurs doutes et la fragilité de leurs savoirs.
    Notre souhait est donc de faire dialoguer l'histoire telle qu'elle s'écrit aujourd'hui avec nos propres expériences, la manière dont nous-mêmes, individuellement, collectivement, nous pensons "notre" histoire ; et ainsi, en dressant un bilan des évolutions récentes des recherches historiques, des pratiques et des interprétations, de montrer comment ces évolutions peuvent entrer en résonance avec nos proprse préoccupations au sein d'une association comme "Nantes-Histoire", er nous permettre ainsi de mieux questionner notre présent, de mieux penser notre futur.

 

 

Bulletin d'adhésion 2019-2020 : cliquez

 

Informations sur les prochaines conférences :


Les quatre prochaines conférences (les lundis 4, 18 et 25 novembre ainsi que le 2 décembre)

se dérouleront Amphi Kernéis, 1 rue Bias.

L'amphi sera accessible à partir de 17h30.

Début des conférences à 18h15.

La conférence du 16 décembre aura lieu par contre au Salon Mauduit

(site Désiré Colombe) 8 rue Arsène Leloup

 

 

 

 

Thème des cours publics 2019-2020

 

 

"Histoire(s) de l'Afrique"

 

 

Ce cycle de 13 conférences a l'ambition d'aborder l'Afrique sur la longue durée, dans la diversité de ses trajectoires historiques, pour elle-même et dans les relations qu'elle a toujours entretenues avec d'autres espaces, atlantique, méditerranéen et asiatique.
Les interventions de spécialistes reconnus, adeptes d'une histoire renouvelée et décentrée du continent africain, veilleront à varier les échelles et à fournir un large panorama des événements et des problématiques qui ont forgé, au fil des siècles, l'Afrique contemporaine.
Les questions les plus actuelles feront l'objet de plusieurs conférences, afin d'expliquer en quoi l'avenir du monde se joue aujourd'hui largement en Afrique.
Étant donné l'ampleur et la richesse du sujet, les conférences porteront essentiellement sur l'Afrique subsaharienne.

Des conférences ou débats hors programme, centrés sur des parutions récentes, seront également proposés.

 

 

Programme

* 7 octobre 2019, Pierre de Maret, Professeur d’archéologie et d’anthropologie à l’Université Libre de Bruxelles. Membre de l’Académie Royale de Belgique.
Titre de l'intervention : « Aux origines des grands royaumes de l’Afrique centrale. Le pouvoir et ses symboles ».

Résumé
L’Afrique centrale a vu fleurir dans le passé des royaumes fameux. En l’absence quasi complète de sources écrites avant le XIXe siècle, seules l’archéologie et la linguistique permettent d’éclairer leurs histoires. Ces royaumes ont cependant des caractéristiques bien différentes des royaumes européens de la même époque. Il faut donc être conscient de leurs spécificités et de la nature très particulière du pouvoir de leurs souverains pour tenter d’appréhender les traces qu’ils ont laissées. Dans cette perspective, l’attention se porte surtout sur les regalia, symboles matériels du pouvoir.
Ainsi pour le grand royaume Luba qui exercera son influence sur un territoire supérieur la France, les fouilles, qui ont livré l’une des plus importante séquence archéologique de toute l’Afrique subsaharienne, indiquent qu’il plonge ses racines dans un passé millénaire. Pour le royaume Kongo, découvert par les Portugais à la fin du XVe siècle, on dispose d’une documentation exceptionnelle qui permet d’éclairer l’histoire de ce qui restera longtemps le seul royaume catholique hors Europe.

 

 

Bibliographie indicative

Balandier, G. 1965. La vie quotidienne au royaume de Kongo du XVIe au XVIIIe siècle. Paris: Hachette.
Clist, B., de Maret, P. et Bostoen, K. (eds), 2018. Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo. Oxford: Archeopress.
de Maret, P. 1992. Fouilles archéologiques dans la vallée du Haut-Lualaba, Zaïre - III. Kamilamba, Kikulu et Malemba-Nkulu, 1975. Tervuren: Annales du Musée Royal de l'Afrique Centrale.
de Maret, P. 2011. “Chapter 66: Divine Kings”. In T. Insoll (ed.), The Oxford Handbook of the Archaeology of Ritual and Religion (p.1059-67). Oxford: Oxford University Press.
de Maret, P. 2012. From kinship to kingship: an African journey into complexity, Azania: Archaeological Research in Africa 47 (3): 314-26. http://dx.doi.org/10.1080/0067270X.2012.708989
de Maret, P. 2018. « Chapitre 11 : Les royaumes Kongo et Luba, cultures et sociétés dans le bassin du Congo (jusqu’au XVIIe siècle) ». In F.-X. Fauvelle (éd.) L’Afrique ancienne. De l’Acacus au Zimbabwe. 20000 avant notre ère-XVIIe siècle (p.311-341). Paris: Belin.

 

 

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* 14 octobre, en hors programme, Philippe Josserand (Maître de conférences en histoire médiévale, Université de Nantes, CRHIA) présentera son ouvrage Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers (à paraître aux Belles Lettres en septembre 2019). Cette présentation prendra la forme d'un entretien avec Un entretien avec Rubén Constant et Jérôme Wilgaux.

 

Résumé :

Jacques de Molay, le dernier grand-maître des Templiers

Aujourd’hui encore, Jacques de Molay fascine. Parmi les vingt-trois grands-maîtres qui se sont succédé à la tête de l’ordre du Temple entre 1120 et 1312, il est sans doute le seul dont le public intéressé par l’histoire conserve la mémoire. Les Rois maudits de Maurice Druon l’ont immortalisé et le Da Vinci Code ou Assassin’s Creed ont répandu son nom dans le monde entier. Pourtant, s’il est ancré dans le mythe, Jacques de Molay reste un inconnu célèbre, d’ordinaire déprécié, dont on ignore les dates essentielles de la vie – sa naissance, son élection ou même sa mort. Les traces de son action, toutefois, son loin d’être indigentes. Ce sont ces sources, étudiées à nouveaux frais, qui, pour la première fois, offrent au grand-maître de sortir de l’ombre. Trois parties structurent le livre. La première traite des images du dignitaire, révélant comment, à partir du début du xixe siècle, un archétype du héros tragique s’est mis en place. La seconde, par-delà le personnage, s’attache à l’homme et analyse son parcours pour établir la façon dont il s’est élevé jusqu’au sommet du Temple au sort duquel, de la Terre sainte aux geôles de Philippe le Bel, il s’est identifié. Les engagements de Jacques de Molay, enfin, sont au cœur de la troisième partie. Le soutien à l’Orient latin et la défense de son institution, qu’il s’est efforcé d’adapter au mieux à une conjoncture lourde de périls, ont été les priorités d’un homme ferme et entreprenant, loin de l’incapable que trop d’auteurs décrivent. Ainsi, jusque dans la tourmente du procès du Temple, il a cherché à parer au risque, à sauvegarder son ordre et, une fois résolue puis arrêtée la perte de celui-ci, à en préserver la mémoire face aux juges et à la mort – ceci au prix du sacrifice de sa vie dont la postérité l’a vengé en y trouvant, au fil des siècles, l’assurance croissante du martyre.

 

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* 4 novembre, António de Almeida Mendes,  Maître de conférences en histoire moderne, Université de Nantes, CRHIA.


Historien spécialiste de l’esclavage et des traites négrières de la première modernité (du xive au xvie siècle) et de l’histoire du premier Atlantique, Antonio de Almeida Mendes est maître de conférences à l’Université de Nantes, membre fondateur du Centre international de recherches sur les esclavages, membre du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique. Il a notamment publié Les Traites et les Esclavages : perspectives historiques et contemporaines (Karthala, 2010) et Chronologix. Une histoire de l’esclavage (Les Arènes, 2019).

 

Titre de l'intervention : "L’empire portugais et l’Afrique : cinq siècles d’histoire." 

Dans son roman le Radeau de Pierre (Jangada de pedra, 1986) l’écrivain José Saramago imagine une péninsule Ibérique qui tel un navire à la dérive se détacherait du continent européen pour retrouver ses origines : l’Afrique. Réévaluer les liens historiques particuliers qui unissent le Portugal au continent africain revient à porter un regard neuf et critique sur cinq siècles d’une histoire en partage entre deux continents, l’Europe et l’Afrique, depuis l’époque de l’expansion outre-mer des XVe-XVIe siècles jusqu’aux indépendances des années 1975.

 

Pour aller plus loin :

Francisco BETHENCOURT et Luiz Felipe de ALENCASTRO, L’empire portugais face aux autres empires, XVI-XIX siècle, Paris, Maisonneuve & Larose, 2007.

Armelle ENDERS, Histoire de l’Afrique lusophone, Paris, éditions Chandeigne, 2013.

Jean-François LABOURDETTE, histoire du Portugal, Paris, le grand livre du mois, 2000.

 

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* 18 novembre, Bernard Michon, Maître de conférences en histoire moderne, Université de Nantes, CRHIA.

Bernard Michon, maître de conférences en histoire moderne à l’université de Nantes, est membre du Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA, EA 1163). Ses recherches portent sur l’histoire des ports de commerce français et européens aux xviie et xviiie siècles. Il a notamment publié Le Port de Nantes au xviiie siècle, Construction d’une aire portuaire, aux Presses universitaires de Rennes (2011), et dirigé avec Éric Saunier le 7e  numéro de la Revue du Philanthrope, intitulé « Les ports négriers et les mémoires de la traite et de l’esclavage », aux Presses universitaires de Rouen et du Havre (2018).


Titre de l'intervention : « L'impact des traites des Noirs sur le continent africain »

Cette intervention vise à évaluer les conséquences des traites des Noirs subies par le continent africain. Ce sujet, d’une grande ampleur tant géographique que chronologique, est également l’objet de nombreuses polémiques. Le propos abordera successivement les effets des traites, d’abord sur la démographique du continent, puis sur sa géopolitique, enfin sur son économie et sa société.

Bibliographie :
- Jacques Brasseul, Histoire économique de l’Afrique tropicale, Paris, Armand Colin, Coll. U, 2016, 366 p.
- Catherine Coquery-Vidrovitch, Les Routes de l'esclavage. Histoire des traites africaines, VIe-XXe siècle, Paris, Albin Michel, 2018, 288 p.
- Paul Lovejoy, Une histoire de l'esclavage en Afrique. Mutations et transformations (XIVe-XXe siècles), Paris, Karthala, 2017, 442 p.

 

 

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* 25 novembre, Samuel Sanchez, Maître de conférences en histoire de l'Afrique contemporaine, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Titre  de l'intervention : "MADAGASCAR DANS LES MONDIALISATIONS DE L'OCÉAN INDIEN, DES ROYAUMES MALGACHES AU GOUVERNEMENT COLONIAL (XIXE SIÈCLE - DÉBUT XX SIÈCLE).

Samuel F. Sanchez est maître de conférences en histoire contemporaine (Institut des Mondes Africains - Université Paris 1 - Panthéon Sorbonne). Ses recherches portent sur l'histoire économique et sociale de l'océan Indien et de Madagascar. Il vient de codiriger (avec Isabelle Surun et Lancelot Arzel), un dossier sur les souverainetés africaines dans la Revue d'Histoire du XIXe siècle. Sa thèse : Le long XIXe siècle de Nosy Be et de la baie d'Ampasindava (Nord-Ouest de Madagascar). Dynamiques malgaches et mondialisations dans un comptoir du Sud-Ouest de l'océan Indien, est en cours de publication.

 

Résumé:

Au cours du long XIXe siècle, les sociétés de l'océan Indien occidental sont profondément transformées par l'accélération et la diversification des échanges mondiaux. A travers le cas de Madagascar, il s'agira d'envisager, sur une période longue passant au-delà du hiatus précolonial/colonial, comment les sociétés se
sont refondées, glissant d'une insertion dans le monde de l'océan Indien à un nouveau marché global, polarisé par l'Europe et l'Amérique industrielles. Les réseaux économiques, les constructions politiques, les villes, sont durablement affectés par l'établissement de ces connexions nouvelles, renouvellant des sociétés intégrées, à partir de 1895, dans les cadres administratifs de l'Empire français.

 

Campbell G., An Economic History of Imperial Madagascar, 1750-1895. The Rise and Fall of an Island Empire_, African Studies, Cambridge, Cambridge University Press, 2005, 413 p.
Larson P., History and Memory in The Age of Enslavement. Becoming Merina in Highland Madagascar, 1770-1822, James Currey, Oxford, 2000, 414p.
Sanchez S. F., « État marchand et État agraire dans l'océan Indien occidental : le sultanat de Zanzibar et le royaume de Madagascar au XIXe siècle », Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique, 128, 2015, p.37-57
Raison F., Bible et pouvoir à Madagascar au XIXe siècle, Invention d'une identité chrétienne et construction de l'État, Paris, Karthala, 1991, 840 p.

 

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* 2 décembre, Camille Lefebvre, chargée de recherches HDR au CNRS, Institut des mondes africains
Titre de l'intervention : "La fabrique des frontières africaines"

Chargée de recherches au CNRS, Camille Lefebvre est une spécialiste de l'histoire du Sahel et du Sahara central (Niger, Nord Nigeria, Sud libyen et algérien), aux 18e-20e siècles. À ce titre, elle a notamment travaillé sur la thématique des territoires et des frontières, et ainsi publié Frontières de sable, frontières de papier. Histoire de territoires et de frontières, du Jihad de Sokoto à la colonisation française du Niger, XIXe – XXe siècles, Paris, Publication de la Sorbonne, 2015.

 

Résumé : Les frontières africaines sont-elles les cicatrices de la violence des impérialismes étrangers en Afrique ? Ce lieu commun du partage de l'Afrique par les puissances coloniales a la vie dure. Mais, en cherchant à dénoncer l'arbitraire colonial, il réduit les configurations territoriales africaines à de simples conséquences de la domination européenne et fait des populations africaines des spectateurs passifs de leur propre histoire. Aux antipodes de cette analyse, cet ouvrage propose pour la première fois une histoire longue de la constitution des frontières d’un État africain – le Niger – englobant dans un même regard un siècle d’histoire antérieure à la colonisation et soixante ans de domination coloniale. Cet ouvrage raconte une histoire paradoxale, celle d’une poignée de militaires coloniaux, qui au début du XXe siècle instituent dans les plus grandes difficultés un gouvernement précaire qui s’appuie très largement sur les organisations politiques et territoriales locales et qui, ce faisant, contribuent à la fois à les vider de leur sens et à amoindrir leur importance. Les frontières alors mises en place sont dans leur grande majorité le reflet des dynamiques historiques internes du Soudan central au XIXe siècle. Pourtant l’histoire de leur tracé a contribué à construire le grand récit d’Européens maîtres du jeu imposant sans considération le partage du monde

 

* 16 décembre, en hors programme, une conférence de John Tolan (professeur d'histoire médiévale à l'Université de Nantes) à propos de son dernier ouvrage, Mahomet l'européen: Histoire des représentations du Prophète en Occident (Albin Michel, 2018).

Formé à Yale (BA en lettres classiques), à Chicago (Master & PhD en histoire), puis à l’EHESS (HDR), John Tolan est professeur d’histoire à l’Université de Nantes, membre de l’Academia Europæa et resposable du programme européen « The European Qur’an » (euqu.eu).  Historien du monde méditerranéen médiéval, il est auteur de nombreux articles et ouvrages, dont Les Sarrasins (Flammarion/Aubier 2003), Le Saint chez le sultan (Le Seuil 2007), L’Europe latine et le monde arabe au Moyen Age (Presses Universitaires de Rennes 2009) et Mahomet l’européen : une histoire des représentations du Prophète en Occident (Albin Michel 2018).

 

L'épisode des caricatures de Mahomet s'inscrit dans un faisceau d'évènements au cours des siècles où le Prophète de l'islam fut considéré par les Européens comme un charlatan, un hérésiarque, voire la figure de l’Antéchrist.
Pourtant, l'histoire atteste aussi d'une admiration envers ce personnage qui devient objet de fascination et d'inspiration pour des auteurs tels Goethe ou Lamartine. Les théologiens ne sont pas en reste, et ils peuvent tenir, selon les époques et les perspectives, des avis très discordants.
Alors que ce sont, tout d’abord, les peurs de la Chrétienté qui se cristallisent dans les portraits de Mahomet, celui-ci deviendra pourtant au fil des siècles un objet de fascination, comme chez Goethe ou Lamartine. De même certains théologiens le tiendront pour un grand réformateur, et il sera admiré par Napoléon. Tantôt vilipendé, tantôt glorifié, Mahomet est un adversaire ou un allié toujours profitable, instrumentalisé par les Européens depuis des siècles dans leurs polémiques internes. Ainsi éclairé, il devient une figure incontournable pour comprendre comment l’Europe s’est construite.

 

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* 6 janvier 2020, Céline Pauthier, Maîtresse de conférences en histoire contemporaine, Université de Nantes, CRHIA.
Titre de l'intervention : "Les imaginaires de l'indépendance : le cas singulier de la Guinée"

 

* 13 janvier, Marie-Luce Desgrandchamps, Docteur en histoire contemporaine, chargée d'enseignement à l'Université de Genève.
Titre de l'intervention : "L’Afrique comme terrain de l’aide humanitaire: enjeux, pratiques, représentations."

 

* 20 janvier, Pap Ndiaye, Professeur des universités à l'Institut d'études politiques de Paris (histoire nord-américaine) et directeur du département d’histoire.
Titre de l'intervention : "les Noirs américains et l'Afrique dans les années 1950 et 1960".

 

* 27 janvier, en hors programme, Une conférence/débat autour de l'ouvrage de Mathilde Larrère, Laurence De Cock et Guillaume Mazeau, un ouvrage consacré à l'enseignement de l'histoire (L'histoire comme émancipation, Agone, 2019).

 

* 3 février, Marie-Laure Derat, historienne, directrice de recherche au CNRS (UMR 8167 Orient et Méditerranée), rédactrice en chef de la revue Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire.
Titre de l'intervention : "Traces textuelles et matérielles du royaume chrétien d'Ethiopie entre le XIe et le XVe siècle."

 

* 10 février, Thomas Renard, Maître de conférences en histoire de l’art contemporain, Université de Nantes
Titre de l'intervention : « Du primitivisme à la restitution, évolution du regard occidental sur les œuvres d’art africaines »

 

* 2 mars, Catherine Blondeau, directrice du Grand T, théâtre de Loire-Atlantique à Nantes, ex-directrice de l’Institut Français d’Afrique du Sud à Johannesburg (1998-2002).
Titre de l'intervention : "Une expérience sud-africaine : du vécu à sa traduction romanesque."

 

* 9 mars, Kako Nubukpo,  Doyen de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion (FASEG) de l’Université de Lomé au Togo ; Ministre auprès de la Présidence de la République Togolaise, Chargé de la Prospective et de l’Evaluation des Politiques Publiques (2013-2015).
Titre de l'intervention : “les défis économiques de l’Afrique au XXIe siècle”.

 

* 16 mars, Jean-François Bayart, Professeur au Graduate Institute (Genève) et directeur de recherche au CNRS.
Présentation de l'ouvrage co-signé avec Ibrahima Poudiougou et Giovanni Zanoletti : L'Etat de distorsion en Afrique de l'Ouest. Des empires à la nation (Karthala, 2019).

 

* 27 avril, en hors programme, un débat autour du film Black Panther et de l'ouvrage Super-Héros, une histoire politique (Libertalia, 2018), avec son auteur, William Blanc.